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Sapin artificiel ou naturel ? 5 idées pour un sapin écolo

Dans moins d’un mois c’est Noël…. Ici on a préparé le sapin pour qu’il soit prêt dès le 1er décembre et le début des calendriers de l’avent ! Les enfants étaient tellement impatients qu’on l’a préparé le weekend dernier. On a ressorti le sapin artificiel que j’ai depuis des années. Même aussi tôt dans le mois, je sais que je n’aurai pas de problème d’aiguilles qui tombent, ou de branches qui font grises mines. Mais sapin artificiel = plastique, donc c’est pas fantastique…. Alors, que faire si on cherche à faire un Noël plus éthique ?!!

Il se vend 6 millions de sapins par an en France : 5 millions de sapins naturels et 1 million de sapins artificiels (source : Planetoscope). La question de l’impact écologique du sapin de Noël m’a occupé l’esprit l’an passé… Alors j’ai fait mes recherches et j’ai décidé de vous partager le fruit de mes découvertes par ici cette année ! Qui gagne le match du sapin le plus écolo… Sapin naturel ? Sapin artificiel ? On fait le point , et ensuite je vous partage quelques astuces pour un sapin plus écolo !

Les ventes de sapins en France

Les sapins naturels vendus en France sont issus de cultures et non de déforestation selon l’Association Française du Sapin de Noël Naturel. On pourrait se dire que c’est un produit naturel, biodégradable et qui ne génère pas de déchets in fine. Oui, mais… Une très grande majorité des sapins sont élevés à coup de pesticides, dépenses d’eau et utilisation des sols. Le tout pour être « utilisé » UN mois grand max dans notre salon… Cela fait une durée de vie très courte finalement pour beaucoup d’efforts en amont.

Le label Made in France ne résout pas tout non plus. Dans le Morvan, la 1e région productrice de sapin en France, on peut regretter les cultures de sapins en rang d’oignons, qui ne contribuent pas vraiment à la reprise de la biodiversité. Le collectif Morvan, un groupe rassemblant une centaine d’habitants de la région, dénonce la culture intensive de cet arbre de Noël. Pour en savoir plus, vous pouvez aussi visionner l’émission Sur le Front sur les forêts. Le reportage évoque plus largement la surexploitation et de la gestion « industrielle » des sols pour faire pousser des arbres.

Quant aux sapins artificiels, certes très pratiques, ils sont fabriqués à partir de matériaux dont la production et la transformation sont très polluants : PVC, plastique ou encore aluminium. Sans compter qu’ils sont souvent fabriqués à l’autre bout du monde (Asie) dans des conditions de travail souvent floues…

Une analyse comparative des cycles de vie

Selon une étude du cabinet canadien Ellipsos Inc. (2009), le sapin naturel génère en moyenne 3,1 kg de CO2 (fabrication et transport) contre 48,3 kg pour un sapin artificiel. Si on prend en compte l’ensemble du cycle de vie (y compris la fin de vie du sapin), il faudrait conserver le sapin artificiel au minimum 20 ans pour que son bilan carbone soit plus favorable que celui d’un arbre naturel qu’on achète chaque année.

L’analyse compare également les 2 sapins sur plusieurs thématiques (santé, écosystèmes, ressources,…), et conclut que le sapin naturel est plus écologique que le sapin artificiel, avec quelques nuances !

« Lorsque ramené sur une base annuelle, l’arbre artificiel, dont la durée de vie est en théorie de six ans, contribue trois fois plus aux changements climatiques et à l’épuisement des ressources que l’arbre naturel. Les impacts sur la santé humaine sont à peu près équivalents, mais l’arbre artificiel fait presque quatre fois mieux sur la qualité de l’écosystème que l’arbre naturel. »

Autre point bonus pour le sapin naturel : en fin de vie, il peut se convertir en compost, être transformé en copeaux, paillis, combustible,.. Il peut également être enfoui en centre d’enfouissement ou replanté s’il est acheté en pot. Dans ce cas, son bilan CO2 peut s’améliorer.

Pour lire l’analyse (en anglais) : Comparative LCA of artificial v. natural Christmas tree

Alors, quelles sont les alternatives ?

Cette analyse vous a plu ? Vous avez envie de changer vos habitudes mais vous ne savez pas quoi faire ? Je vous donne quelques pistes pour démarrer !

1. Je chouchoute mon sapin artificiel

L’empreinte carbone d’un sapin tient principalement à son étape de fabrication et de transport. Une fois qu’il est chez vous, il faut le ren-ta-bi-liser !! Alors on le soigne, on le range bien chaque année pour pouvoir le conserver le plus longtemps possible !

J’ai acheté le mien en arrivant sur Paris : même célibataire, seule dans mon appart, j’ai toujours préparé mon sapin au mois de Décembre… Il n’a pas loin de 15 ans maintenant et je l’utilise toujours !

2. Je choisis mon sapin naturel avec soin

Si vous n’arrivez pas à vous défaire de la tradition du sapin naturel au mois de décembre, voici quelques conseils pour en limiter l’impact écologique :

  • Évitez les sapins naturels floqués ou colorés, car la neige artificielle qui y est collée est entièrement composée de plastique. Ce dernier rend le compostage/recyclage du sapin impossible.
  • Préférez un sapin cultivé en pot, surtout si vous pouvez le replanter dans votre jardin. Vous pouvez également le garder en pot dans le jardin et le réutiliser à chaque Noël. Dans ce cas, rempotez-le dans un pot plus grand après les fêtes en ajoutant un peu de compost ou d’engrais naturel adapté, afin qu’il puisse y vivre et grandir sans problème.
  • Il existe des sapins de Noël labellisés, et proposés en circuit court. Deux certifications se distinguent et garantissent une culture responsable : le label Plante bleue et le label MPS.
  • Après les fêtes, déposez votre sapin dans les bennes que votre municipalité aura probablement mises en place. Il sera surement recyclé (en copeaux de bois) ou composté votre sapin. Dans le cas contraire, déposez-le dans les déchets verts de votre déchetterie.

3. Je veux un sapin artificiel !

Vous voulez investir dans un sapin artificiel parce que cela est plus pratique ? Ne vous ruez pas dans un magasin ! Essayez plutôt de l’acheter d’occasion, ce qui permet d’éviter les impacts environnementaux de la fabrication d’un nouveau sapin artificiel. Rendez-vous sur Le Bon Coin, par exemple, pour trouver votre bonheur près de chez vous.

4. Cette année, je fabrique mon sapin !

D’autres solutions plus écologiques (et créatives !) que les sapins de culture ou les sapins artificiels existent aussi. Je sais que je me tournerai vers cette alternative quand mon sapin artificiel aura rendu l’âme.

Leur fabrication n’a quasiment pas d’impact sur l’environnement. Ces sapins créatifs sont par ailleurs réutilisables d’une année à l’autre. Vous pouvez utiliser des morceaux de bois comme chez @maison_minimaliste_zerodechet

Le sapin de Maison Minimaliste Zero Dechet

Ce sapin maison est très facile à faire et ne nécessite aucun outil spécifique. Vous avez simplement besoin d’une corde naturelle et de branches d’arbre de différentes longueurs. Disposez-les de la plus grande à la plus petite en les espaçant les unes et autres. Nouez les cordes sur chacune pour les maintenir ainsi. Accrochez votre « sapin » au mur à l’aide d’un clou et décorez-le comme vous le souhaitez.

Une autre tendance est de réutiliser des palettes ou des planches de bois pour construire une structure en bois. C’est l’occasion de laisser libre court à son imagination !

Source : Pinterest

Autre idée, une décoration sur une porte, idéale pour les petits espaces…. N’hésitez pas à vous ballader sur Pinterest ou d’autres sites créatifs pour trouver l’inspiration !

Source : Pinterest

5. Je garde mes décorations d’une année sur l’autre

On réutilise ses décorations, même si elles sont en en plastique. La production est souvent ce qui génère le plus de CO2, alors maintenant qu’elles sont là, on les garde le plus longtemps possible !

Je n’ai jamais été adepte de la tendance à changer toute la déco d’une année sur l’autre. J’ai une base de décoration, qui s’est diversifiée avec quelques boules gagnées par ci par là, et par les décorations faites par les enfants à l’école. J’ai encore quelques décorations faites maison de mon enfance, c’est pour dire !!!

Mon dernier achat, c’est la guirlande électrique, car la précédente marchait de moins en moins. Bilan : l’ancienne décore le mur, même si certaines ampoules ne marchent plus. Et la prochaine déco qui s’abime sera remplacée par de la seconde main, ou du fait-maison !

Mon article se termine ici… Pour tout vous dire, je ne pensais pas avoir autant à écrire sur ce sujet, mais j’avais envie d’approfondir le thème à fond. Voilà qui est fait, j’espère que cet article vous aidera à trouver la solution qui vous convient !

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